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L' International Organization for Judicial Training (IOJT) a été créée dans le but de promouvoir la place du droit dans la démocratie, en soutenant les institutions de formation des magistrats à travers le monde.
Pour remplir cette mission, l'IOJT organise des rencontres, ainsi que toute forme d'échange qui donne l'occasion aux magistrats et à leurs formateurs de discuter des stratégies qui permettent de créer et de financer des centres de formation, de concevoir des programmes de formation, de se doter d'un réseau de formateurs judiciaires compétents et d'améliorer les méthodes d'enseignement.
L'IOJT est une organisation non gouvernementale et à but non lucratif, qui s'appuie sur les efforts bénévoles de ses membres.
Conseil d'administration :
Comité exécutif :
Président : Shlomo Levin
Secrétaire Général : Amnon Carmi
Trésorier : Paul Cotter
Membres : Clifford Wallace George Thomson, Susan Kenny
Secrétaire Général Adjoint : Yigal Mersel
Vice-Présidents Régionaux:
Amady Ba (Africa and the Middle East)
Victor Hall (Europe)
Ameurfina Melencio Herrera (Asia and Pacific)
Elena Highton de Nolasco (South America)
Barbara Rothstein (North, Central America & Caribbean)
Vice-Présidents Supplémentaires :
Georgina Jackson (Canada)
Haim Porat (Israel)
Administrateurs :
Xiaofeng Huai (China)
Alfons Lopez Tena (Spain)
Jean Francois Thony (France)
Iryna Voytyuk (Ukraine)
Secrétariat : Edna Azrieli
Siège social : IOJT, Sha'arei Mishpat Street, Jerusalem 91950 Israel
Tel : +972-2-6759685
Fax : +972-2-6759611
Courriel : IOJT@court.gov.il
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Lettre du Président
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| Chers collègues et amis, |
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J'ai le plaisir de vous accueillir à nouveau pour le second numéro de la lettre d'information de l'IOJT. Grâce à elle nous espérons renforcer nos liens et promouvoir le dialogue professionnel entre les membres de l'IOJT. J'aimerais remercier nos membres canadiens, irlandais et israéliens, qui nous ont envoyé leurs contributions pour ce numéro. Je tiens personnellement à encourager vivement chacun d'entre nous à partager ses expériences, nouveautés ou actualités régionales, avec les autres membres de l'Organisation. Nous serons ravis de publier vos papiers, que vous pouvez envoyer à l'adresse suivante : IOJT@court.gov.il.
Le Quatrième Congrès international de l'IOJT, qui se tiendra à Sydney, en Australie du 26 au 30 octobre 2009, est en pleine préparation. Je profite de cette occasion pour souhaiter la bienvenue à Mme Susan Kenny, Juge près la Cour fédérale australienne, qui, conformément aux statuts de l'Organisation, a rejoint le Comité Exécutif en tant que représentante du pays organisateur. J'aimerais, au nom de l'IOJT, lui souhaiter une participation fructueuse au sein de l'Organisation.
Je remercie le comité de rédaction de la lettre d'information pour avoir contribué à publier ce deuxième numéro.
Dr. Shlomo Levin
Président de l'IOJT
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A VOS AGENDAS ! |
4ème CONFERENCE DE L'IOJT A SYDNEY
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DU 26 AU 30 OCTOBRE 2009 |
Le 4 ème Congrès international sur la formation des magistrats se tiendra à Sydney (Australie) du 26 au 30 octobre 2009.
Le Congrès s'appuiera sur le succès des trois précédents congrès internationaux de l'IOJT, à Jérusalem (Israël) en 2002, à Ottawa (Canada) en 2004 et à Barcelone (Espagne) en 2007.
Sous le thème du "développement professionnel dans la magistrature", ce congrès international rassemblera juges et responsables de la formation des magistrats, venus du monde entier. Ils échangeront et discuteront leurs points de vue et leurs expériences sur un large éventail de questions liées au développement et à l'enseignement de la formation des magistrats, ainsi que sur l'efficacité des instituts de formation des magistrats.
Davantage d'informations sur le lieu, l'inscription au Congrès, et le programme des conférences et des festivités, seront bientôt disponibles sur les sites Internet de l'IOJT et du Congrès : www.iojtconference2009.com.au
L'IOJT a confié au National Judicial College of Australia (NJCA) le soin d'organiser le Congrès de Sydney, en 2009.

Créé en 2002, le NJCA est une organisation à but non lucratif dédiée à la conception et à l'enseignement d'activités liées au développement professionnel des magistrats de toutes les institutions judiciaires d'Australie. Entité indépendante, elle est financée par les gouvernements australiens aux niveaux fédéral, étatique et territorial. Elle est dirigée par un conseil d'administration composé en majorité de membres du pouvoir judiciaire australien.
Localement, le NJCA recevra l'aide de :
- The Australasian Institute of Judicial Administration (Institut australasien de l'administration judiciaire)
- The Judicial Commission of New South Wales (Commission judiciaire de la Nouvelle-Galles du Sud)
- The Judicial College of Victoria (Ecole de la magistrature de Victoria)
- The Federal Court of Australia (Cour fédérale d'Australie)
Davantage d'informations sur le fonctionnement, l'histoire et les activités du NJCA sont disponibles sur son site Internet : www.njca.com.au .
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Sydney est la porte de l'Australie. Avec une population de plus de quatre millions d'habitants, c'est la ville la plus grande et la plus dynamique du pays. Les grands magazines internationaux de tourisme la classent régulièrement parmi leurs dix villes préférées au monde.
La ville est située sur la magnifique baie de Sydney, traversée par le célèbre Harbour Bridge . Derrière le pont se trouvent les magnifiques jardins botaniques qui mènent à l'Opéra de Sydney, mondialement connu. Sydney est à la fois le centre d'affaires et la capitale culturelle de l'Australie, et elle propose une grande variété d'activités, de loisirs, de sites touristiques et de commerces. |
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La formation basée sur l'acquisition de compétences pour les juges de carrière (1)
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par le Juge James M. Spence |
Il y a six ans, grâce à l'aide des membres les plus expérimentés de nos deux organisations de formation judiciaire, l'Institut national de la magistrature et l'Institut canadien pour la formation de la magistrature, nous avons commencé à établir un programme pour les juges de carrière. Nous avons créé un groupe de travail composé d'environ huit juges canadiens, qui avaient tous eu un rôle dans la formation judiciaire. A travers une série de conférences téléphoniques, nous avons essayé d'identifier les objectifs d'apprentissage qui seraient utiles aux juges de carrière. Nous avons également déterminé quel type d'enseignement serait le plus efficace en termes d'effectifs, de sujets et de structure.
Depuis lors, nous avons organisé trois sessions, de deux jours et demi chacune, pour les juges de carrière, à raison d'une tous les deux ans. La prochaine session est prévue pour le mois à venir.
Nous demandons aux participants de remplir un questionnaire afin que nous puissions affiner et améliorer le programme.
Au début, il nous a semblé que les juges de carrière avaient besoin d'un forum, d'un lieu d'échange, dans lequel on pourrait les encourager à se servir de leur expérience pour identifier la façon dont les longues carrières pourraient devenir plus productives pour les juges et leur mission.
Trois grandes questions - les plus importantes - ont été soulevées. Chacune d'elles peut-être formulée en termes de compétences.
Pour la première question, il s'agit de savoir comment conserver et améliorer nos compétences dans la prise de décisions judiciaires. Au cours de nos sessions, ce sujet a évolué pour inclure des juges qui explorent, avec des universitaires, la façon dont les cours et tribunaux modifient d'importantes notions de droit lorsqu'ils les appliquent. Nous nous intéressons également à la manière dont les longues carrières affectent l'attitude des juges vis-à-vis des affaires ordinaires ou récurrentes.
La seconde question porte sur la manière de conserver notre engagement personnel dans le travail. Pour cela, il faut apprendre à composer avec notre position de juge : le type de missions judiciaires attribuées au juge, le problème du vieillissement, ainsi que le contexte public dans lequel nous exerçons notre profession. Nous avons envisagé les diverses compétences nécessaires à l'apprentissage dans le cadre professionnel, ainsi que les questions qui émanent de l'isolement - notamment géographique - du juge. Nous avons en outre compris que les juges de carrière s'intéressaient particulièrement à la gestion de la pression liée en partie à l'attention que portent les médias aux procès.
La troisième question a trait à la façon dont on peut utiliser notre statut de juges de carrière pour aider nos collègues juges. Pour cela nous avons étudié des programmes d'accompagnement dispensés par des juges de carrière pour des juges récemment nommés. Nous examinons diverses propositions de programmes de formation, nouveaux, pour les magistrats, afin de déterminer si l'on peut formuler des suggestions sur leur conception. Nous essayons également d'évaluer l'environnement judiciaire et son évolution, telle que le recours aux témoignages d'experts dans un monde où l'information et le savoir sont en pleine expansion.
Concernant la façon d'enseigner notre programme, nous pensions que les juges de carrière mettraient l'accent sur les échanges collégiaux. Cela signifiait que le groupe ne pourrait être trop grand. En maintenant un groupe de 20 à 30 juges, nous pouvions former un séminaire.
Afin qu'il y ait le plus d'échanges collégiaux possible, nous utilisons une structure relativement ouverte. Nous estimons d'ailleurs qu'avoir une structure est important, car rassembler des juges de carrière pour deux ou trois jours, sans prévoir de structure, présenterait de toute évidence des inconvénients. Les débats pourraient être désorganisés, décousus, devenir répétitifs et sujets à l'insistance de certains participants.
Une structure trop rigide pourrait au contraire étouffer les échanges collégiaux. Nous savons que nos juges de carrière ne souhaitent pas qu'un tel programme adopte un enseignement de type professeur/élève.
Nous avons décidé que le but de la structure serait de proposer des sujets, d'encadrer les discussions, et de stimuler les échanges collégiaux. Ainsi, nous utilisons une combinaison de présentations formelles et informelles.
Pour les premières, nous recourons à des vidéos, des petits groupes de travail, des scénarios hypothétiques, des universitaires et des experts externes. Nous nous assurons que les juges participent activement à ces présentations. Si nous abordons des problèmes théoriques, nous soulignons aussi leurs enjeux pratiques, en nous demandant comment le sujet dont nous parlons nous aidera dans notre travail. Lors de ces présentations, nous allouons le temps nécessaire aux débats du groupe dans son ensemble.
Nos présentations informelles peuvent prendre diverses formes. Nous possédons des vidéos dans lesquelles des juges font part de leur réflexion personnelle sur les meilleurs aspects de leur expérience, et sur la façon dont ils pourraient faire certaines choses différemment, à la lumière de leur expérience.
Nous avons également invité un haut magistrat à la retraite, ancien juge et Juge en Chef, pour qu'il partage ses pensées sur les longues carrières, du point de vue de son expérience personnelle de juge.
Enfin, de façon quasi-accidentelle, nous avons développé une nouvelle forme d'échange collégial après le dîner officiel du groupe. Celle-ci pourrait être baptisée « mon moment le plus embarrassant pendant les audiences ». Après qu'un juge s'est levé pour raconter une histoire de la sorte, d'autres ont voulu raconter la leur. Cet échange était, de toute évidence, très collégial, car nous sommes entrés dans la confidence les uns les autres. Il a également permis de se remettre en question et de relativiser les situations. Ainsi, cet échange était tout autant une bonne thérapie qu'un moment amusant.
Les questionnaires qu'on nous retourne sont généralement très favorables et encourageants. Cependant, il semble qu'un programme de ce genre n'attire qu'une minorité de juges. Deux questions restent en suspens : ce programme plairait-il à davantage de juges s'il était conçu différemment ? Une autre conception serait-elle souhaitable ?
Après notre prochaine session, nous aurons besoin de faire le point sur toute cette expérience, de façon approfondie, afin de déterminer comment le projet devrait évoluer dans le futur.
Justice James M. Spence
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James M. Spence est juge à la Cour Supérieure de l'Ontario, et ancien Président de l'Institut Candien pour l'Administration de la Justice.
(1)
L'expression initiale "longer-serving judges" en anglais a été traduit par « juges de carrière ». L'expression « juge de carrière » vise ces juges de la tradition de common law qui, bien qu'embrassant la profession de juge tardivement, y passeront un nombre d'années important et bien supérieur à la tradition passée.
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Les candidats à la magistrature en Israël
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Une session d'évaluation |
par le
Juge Haim Porat |
Israël, les juges sont nommés par le Président de l'Etat d'Israël, sur les recommandations d'un comité de nomination. Celui-ci est composé des neuf membres suivants : le Président de la Cour Suprême, deux juges de la Cour Suprême, le ministre de la Justice, ainsi qu'un autre ministre, deux membres du Knesset (parlement israélien) - généralement un membre de la coalition et un membre de l'opposition - et deux membres de l'Association du Barreau israélien. Les nouveaux juges sont normalement nommés à vie, du moins jusqu'à leurs 70 ans, âge de la retraite - la législation prévoit certaines situations dans lesquelles les juges peuvent prendre leur retraire de façon volontaire et anticipée.
La plupart des candidats à la magistrature sont des professionnels du droit, qu'ils exercent dans le secteur privé ou public. Ils doivent avoir obtenu un first degree en droit (niveau licence ou maîtrise), avoir effectué un apprentissage d'un an chez un avocat ou un juge et, enfin, ils doivent avoir pratiqué le droit pendant de nombreuses d'années.
La personne qui désire servir l'Etat en tant que juge, et qui possède toutes les qualifications nécessaires, comme le stipule la loi en question, doit soumettre sa candidature au Directeur des cours. Pour que cette demande soit complète, les éléments suivants doivent être joints: un curriculum vitae complet, les détails de sa carrière personnelle et professionnelle, l'historique de sa formation, aussi bien générale que professionnelle, une liste des cabinets d'avocats pour lesquels elle a travaillé, et les domaines juridique de sa compétente. En guise de références, elle doit également proposer des personnes qu'elle connaît bien et qui pourront donner leur avis sur ses qualifications si elle était juge.
Suite à cette première étape qu'est la candidature, le Directeur des cours collecte des informations sur le candidat et contacte les personnes mentionnées comme références s'il a besoin d'autres renseignements. Le Directeur donne un questionnaire détaillé à ces personnes, afin d'obtenir un profil complet du candidat et de déterminer s'il peut exercer la fonction de juge.
Le questionnaire a été conçu pour évaluer les caractéristiques fondamentales du candidat, et les personnes qui le remplissent doivent en attester. Il a été créé en application des lois promulguées en 1984 par le ministre de la Justice et amendées en 1987, et qui font partie des Rules for the Judiciary (Terms of Reference for the Appointments Committee of 5744) (1984). Il est essentiel que le candidat possède les qualités suivantes :
De grandes connaissances et compétences dans le domaine juridique. Le candidat doit avoir été formé dans divers domaines du droit, de la méthodologie juridique, et de la préparation des documents juridiques, qui se veut minutieuse.
La capacité à s'exprimer, à l'oral comme à l'écrit.
La capacité à s'organiser de façon efficace, ce qui comprend les aspects suivants: bonnes capacités de gestion, supervision, travail méthodique, ponctualité, respect des délais, ainsi que diligence et approche pratique et réaliste du travail.
L'autorité et la capacité à mener des procédures judiciaires, la fermeté dans les décisions, la capacité à distinguer l'essentiel du superflu, le raisonnement logique et l'ouverture d'esprit dans l'examen des facteurs, avant de parvenir aux justes conclusions.
Le « caractère du juge », ce qui comprend patience, tolérance et ouverture d'esprit, ainsi que la capacité à travailler sous pression, à communiquer avec les autres et à se conformer aux usages de la salle d'audience.
L'intégrité, l'honnêteté intellectuelle, la décence, des principes moraux, et aucun parti pris.
La sagesse et la compréhension.
Une bonne réputation en tant qu'avocat et en tant que personne, dans ses relations quotidiennes.
La motivation.
Tous les détails liés au candidat sont réunis et présentés au comité de nomination.
Chaque candidat est convié par un sous-comité, composé d'au moins trois membres du comité de nomination, pour passer un entretien d'une demi-heure environ.
Sauf exception, le comité des nominations détermine normalement si les personnes qui ont été sélectionnées comme candidates potentielles à la magistrature doivent se soumettre à une évaluation qui a pour but de réétudier la compatibilité du candidat avec la fonction de juge.
Il est ainsi devenu courant d'envoyer des candidats à l' Institute of Advanced Judicial Studies (Institut des hautes études judiciaires), où ils subissent une évaluation de six jours environ, pendant lesquels des juges expérimentés, membres de l'Institut, les observent.
Les candidats sont obligés de loger sur place durant cette période.
Les éléments suivants composent le cours d'évaluation:
L'Institut prévoit trois instructeurs par cours ; ceux-ci doivent être juges en activité ou juges honoraires, et l'un d'entre eux doit être juge près la Cour suprême. Les instructeurs sont habituellement membres de l'Institut et ont des années d'expérience dans ce type de cours. Ils reçoivent l'aide d'experts en psychologie et en ressources humaines.
Vingt-et-un candidats sont invités à participer à chaque cours. Ils sont ensuite divisés en trois groupes de discussion de sept participants, et chacun de ces groupes est dirigé par l'un des trois instructeurs mentionnés plus haut. Chaque groupe participe à neuf sessions. Les instructeurs s'échangent les groupes, de sorte que chacun assiste à trois sessions avec chaque groupe, et puisse observer les vingt-et-un candidats.
Chaque groupe participe aux discussions encadrées soit par un instructeur, soit par un candidat qu'un instructeur a choisi pour mener le débat. Les sujets traités sont nombreux et variés, ils peuvent aborder l'éthique du juge, la réaction à diverses situations judiciaires, les attentes vis-à-vis du rôle de juge, et leur changement de mode de vie, qui résulte inévitablement de leur nomination comme juges. Les débats peuvent porter sur diverses questions judiciaires, certaines pouvant entraîner des dilemmes moraux. On attend de chaque membre du groupe qu'il participe pleinement aux discussions.
En outre, les débats se déroulent aussi en sessions plénières, où tous les candidats participent. Chaque instructeur prend l'initiative de décider comment faire entrer les candidats dans la discussion.
Les trois instructeurs de l'Institut sont présents à toutes les activités plénières, afin d'observer les candidats et leurs réactions, leur attitude générale, et leur participation orale aux débats.
Pendant le cours, tous les candidats doivent prononcer une peine après avoir décidé que l'accusé était coupable, dans une affaire pénale théorique. Les détails de l'affaire sont donnés au candidat au début du cours. Après que les trois instructeurs ont étudié les décisions écrites par les candidats, on met en place une fausse audience, en se fondant sur cette même peine. Les candidats participent activement à cette mise en scène en jouant les rôles de juges, procureurs, avocats de la défense, et accusé ; un réel conseiller de probation joue son propre rôle. Enfin, l'audience devient le sujet d'une grande discussion à laquelle tous les candidats prennent part.
Outre le simulacre d'audience décrit ci-dessus, l'Institut met en scène un certain nombre d'audiences préliminaires, une procédure civile, une procédure de résolution des petits litiges ( small claims' courts ), et une procédure avant procès. Là encore, les candidats incarnent les personnages de juges, avocats et parfois même de clients.
Au final, chaque candidat participera activement à ces mises en scène, comme aux groupes de discussion et aux séances plénières.
Les trois instructeurs accompagnent les candidats durant le cours, tout en les observant et en se forgeant une opinion sur leurs réactions pendant les enseignements, les débats et les temps libres.
A la fin du cours, les instructeurs doivent remplir un formulaire détaillé pour évaluer chaque candidat. Ils commentent par écrit le caractère du candidat, et discutent de la pertinence de ses qualités pour devenir juge. Ils terminent cette évaluation en émettant un avis positif ou négatif sur le candidat.
Il n'est pas toujours facile d'évaluer tous les candidats de façon satisfaisante, soit que ces derniers ce sont mal exprimés, soit qu'ils ont été passifs, ou pas suffisamment actifs. Toutefois, les années d'expériences nous laissent penser qu'il est normalement possible de repérer au mieux les bons candidats et de détecter ceux qui ne feraient pas de bons juges. Lorsque l'évaluation est incomplète, ou que le choix est difficile, les instructeurs expriment leur avis avec prudence, pour éviter de commettre des erreurs ou de juger un candidat de façon injuste. Dans ce cas, les instructeurs peuvent recommander davantage d'informations sur le candidat, ou un réexamen ultérieur de sa candidature - après une période d'essai pendant laquelle le candidat a occupé un poste non pas de juge permanent, mais de greffier temporaire par exemple. Les instructeurs reconnaissent parfois qu'ils n'ont pas réussi à émettre d'avis définitif pour le moment, et qu'ils préfèrent ne pas se prononcer sur un candidat.
Lorsque le formulaire d'évaluation est complet, et que figure l'avis de l'instructeur, il est transmis au comité de nomination, qui s'en servira comme d'une importante source d'informations sur le candidat.
Un nombre considérable de juges nommés ces dernières années ont suivi le programme d'évaluation que je viens de décrire.
De temps en temps, nous nous sommes demandé si les candidats devaient également être soumis à un examen psychologique. Les experts en psychologie et en ressources humaines ont estimé que les candidats pouvaient davantage tirer profit du programme qui existe actuellement que d'examens psychologiques. Selon eux, les hauts magistrats expérimentés connaissent mieux le domaine juridique et le métier de juge que les psychologues, c'est pourquoi ils peuvent évaluer les candidats de façon plus satisfaisante. Dès lors, l'Institut estime qu'il est tout à fait indiqué de poursuivre ce programme, et de mettre à disposition des instructeurs l'aide et les conseils de psychologues et d'experts en ressources humaines.
Juge Haim Porat
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Haim Porat est Directeur adjoint du Institute of Advanced Judicial Studies et ancien Vice-Président de Tribunal en Israël. Il est également Vice-Président de l'IOJT. |
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Chers lecteurs,
Nous avons l'honneur de vous annoncer que le premier numéro du JET Journal ( Judicial Education & Training Journal ), la revue de l' International Organization for Judicial Training, va bientôt paraître.
Parmi ses nombreuses rubriques, le numéro traitera principalement de l'éthique du juge, sujet qui touche de nombreux systèmes judiciaires dans le monde actuel, et qui représente de grands enjeux pour la formation des juges.
La revue sera envoyée sous format électronique à tous les membres de l'IOJT et aux autres centres de formation des juges, ainsi qu'aux abonnés du JET. La revue sera également disponible en version papier, sur demande.
Si vous souhaitez recevoir la Revue JET par courriel pour votre organisation, votre équipe de formation ou en tant qu'individu, veuillez contacter le comité éditorial à l'adresse suivante : editors@jet-journal.com .
Si vous souhaitez obtenir des exemplaires papier de la Revue JET pour votre bibliothèque, contre une modeste participation financière pour couvrir les frais d'impression, veuillez contacter le comité éditorial à l'adresse suivante : editors@jet-journal.com .
A bientôt dans la Revue JET,
Harold Epineuse
Rédacteur en chef
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Découvrez le JUDICIAL STUDIES INSTITUTE OF IRELAND
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| Suite à l'entrée en vigueur des articles 19 et 48 du Court and Court Officers Act 1995 (Loi de 1995 sur les cours et tribunaux et sur les gens de justice), le Juge en chef de l'époque, Mr Liam Hamilton, a mis en place l'Institut d'études judiciaires en 1996, afin de proposer des programmes de formation initiale et continue aux juges. Les fonds utilisés pour ces programmes ont été initialement investis par le Ministère de la Justice. |
L'article 19 du Court and Court Officers Act de 1995 prévoit que « L'individu qui souhaite être sélectionné et nommé juge doit certifier au Comité (Le Comité consultatif sur la nomination des juges) que dans le cas d'une nomination, il ou elle assistera aux cours de formation initiale ou continue, ou aux deux, comme peut l'exiger le Juge en chef ou le président de la cour ou du tribunal où l'individu a été nommé. » L'article 48 prévoit que le ministre (de la Justice, de l'Egalité et des Réformes) peut, avec le consentement du ministre des Finances, financer la formation des juges. » |
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Le Comité de l'Institut est composé de :
Mr John L. Murray, Juge en chef, Président du Comité
Mr Richard Johnson, Président de la Haute Cour
Mr Adrian Hardiman, Juge près la Cour Suprême
Mr John Quirke, Juge près la Haute Cour
Mr Matthew Deery, Président de la Circuit Court (juridiction itinérante)
Mme Jacqueline Linnane, Juge près la Circuit Court
Mme Miriam Malone, Présidente de la Cour de District
Mr William Hamill, Juge près la Cour de District
Mr Brendan Ryan, membre ex officio du Service des cours et tribunaux
Mme Elisha D'arcy, Secrétaire du Comité
Le Service des cours et tribunaux procure les services d'assistance, de secrétariat et d'administration à l'Institut.
Vous pouvez lire le Judicial studies Institute Journal (La Revue de l'Institut d'études judiciaires) en ligne, à l'adresse suivante : www.jsijournal.ie . Pour avoir plus d'informations sur le service des cours et tribunaux, vous pouvez consulter le site www.courts.ie (ou contacter Mme Elisha D'Arcy par téléphone, au +353 1 888 6228, ou par courriel, à elishad'arcy@courts.ie).
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